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... L' EDITORIAL du STOX-OFFICE...

Notre Devise:
Clarté, Sobriété, Efficacité

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Vous accompagner dans la prise de décision
notamment si vous utilisez la Bourse en Ligne

De solides fondations pour mieux maitriser
les Eléments...

L'immobilier sur les traces de la Bourse?

24 Août 2011-
Après une année de flambée, le marché se calme. Victime de ses excès, fragilisé par la morosité économique et des conditions de crédit moins favorables, il pourrait subir une décrue plus brutale que prévu. Le dossier de L'Express pour guider acheteurs et vendeurs.
Les Bourses ont beau dégringoler, la croissance flancher, l'austérité pointer son nez, ce propriétaire d'un studio de 28 mètres carrés dans le XXème arrondissement de la capitale ne veut pas en démordre. Son appartement vaut 236 000 euros et pas un centime de moins. Il vient d'ailleurs de refuser avec beaucoup de force et un peu de mépris une offre à 230 000 euros. Malgré les semaines qui passent sans aucune visite, ce jeune Parisien résiste, sourd aux avertissements de son entourage.

Quels sont, département par département, ville par ville, les prix de l'immobilier à l'achat ou à la location?
Découvrez-le grâce à notre moteur exclusif réalisé avec les Notaires de France.
Comme lui, le marché immobilier s'accroche à son passé récent, avec ses hausses vertigineuses et ses surenchères dues à la frénésie des acheteurs. Sans même se soucier des nuages qui s'accumulent depuis le début de 2011. Cet aveuglement, accompagné d'une vraie croyance dans la pierre, crée une situation paradoxale: les transactions reculent sans pourtant que cela s'accompagne d'une décrue des prix. Après une année 2010 époustouflante, ces derniers ont grimpé, en moyenne, de 7% au deuxième trimestre 2011 en France, et de plus de 20% à Paris. Une hausse cependant "en trompe-l'oeil", selon Laurent Vimont, président du réseau d'agences Century 21: elle cache en effet un vrai tassement et de fortes disparités régionales. Si l'Ile-de-France, les Pays de la Loire ou la Basse-Normandie semblent poursuivre leur ascension, l'Alsace, la Bourgogne ou l'Aquitaine accusent déjà des baisses.

Les acheteurs n'attendaient qu'un signe positif

Et ce n'est que le début. En cette rentrée 2011, les signaux de déprime du marché se multiplient, du recul brutal de la demande à la désolvabilisation des ménages, du durcissement de la politique d'octroi des crédits par les banques jusqu'au coup de rabot probable sur les aides gouvernementales (dispositif Scellier et prêt à taux zéro plus). Et la crise de la dette souveraine, qui s'éternise dans la zone euro, ne va rien arranger. L'immobilier a beau être considéré comme une valeur refuge, il n'a guère de chance d'échapper, en 2012, à un environnement économique dégradé.

"Ce sont les secundo-accédants, familles déjà propriétaires de leurs logements, qui ont fait repartir le marché de la revente".

Fin 2010, la reprise avait surpris par son ampleur et sa rapidité. Le nombre des transactions avait grimpé de 550 000 à 700 000 en un an, et les prix s'étaient envolés, notamment pour les appartements haut de gamme et les secteurs les plus recherchés, comme le centre des grandes villes. Un phénomène inédit et déroutant. "Dans les cycles immobiliers, les phases de repli durent plusieurs années. Après le krach de 1990, le marché n'était ainsi reparti qu'en 1996-1997. Et encore, le redémarrage a été très progressif. Or, cette fois-ci, il a suffi de moins d'un an pour que la crise de 2008-2009 soit effacée", analyse Olivier Eluère, économiste spécialiste de l'immobilier au Crédit agricole. L'explication d'un tel miracle? Face à la faiblesse de l'offre -notamment dans le neuf- et au déficit chronique de logements, les acheteurs n'attendaient qu'un petit signe positif -en l'occurrence une légère baisse des prix, inférieure à 10%- pour se lancer à nouveau dans un achat. "Ce sont les secundo-accédants, familles déjà propriétaires de leurs logements, qui ont fait repartir le marché de la revente", souligne Michel Mouillart, professeur à Paris X. Décidés à profiter d'une éclaircie après deux ans de repli frileux, ils n'ont eu de cesse d'alimenter la hausse, se précipitant pour s'offrir un nouvel appartement et revendre le leur le plus cher possible. Aujourd'hui, "ces ménages déjà propriétaires, qui entretiennent la flambée, représentent 70% des transactions dans l'ancien", estime Bernard Cadeau, président du réseau d'agences immobilières Orpi. "Et suffisent, à eux seuls, à faire fonctionner le marché", assure Michel Mouillart. Ils ne s'en privent pas. "En embuscade, ces "chasseurs" d'appartements de qualité peuvent se décider à signer en moins d'une heure, négligeant de négocier des prix pourtant élevés", observe Nathalie Naccache, directrice des agences Century 21 Fortis Immo de Paris. Tandis que les plus audacieux n'hésitent pas à surenchérir, appelant parfois directement le propriétaire pour emporter l'affaire.

Un redémarrage trop rapide de l'activité

Les investisseurs, de plus en plus nombreux en France, ont, eux aussi, largement contribué à la récente envolée des prix. Retraite à préparer, recherche d'un placement plus sûr que la Bourse ou encore volonté de posséder un bien tout en restant locataire: l'effet valeur refuge a joué à plein ces derniers mois. Du côté du neuf, les épargnants ont continué, jusqu'à la fin de 2010, à plébisciter le dispositif Scellier, se pressant notamment en décembre dernier pour obtenir la réduction maximale d'impôts. Même engouement dans l'ancien, où les studios et les 2-pièces ont fait exploser les prix au mètre carré -ils sont le plus souvent supérieurs de 20 % à ceux des appartements plus grands- au-delà du raisonnable. Cette quête désespérée de la petite surface a donné lieu à des foires d'empoigne. "Ce studio dans le Marais, proposé à 11 000 euros le mètre carré, j'aurais pu le céder vingt fois. Tout le monde le voulait, et lorsqu'il a été vendu j'ai été insultée par des couples en furie", se souvient Nathalie Naccache.

Les chiffres exclusifs du notariat

Pour la 11ème année consécutive, L'Express et les Notaires de France renouvellent leur partenariat afin de vous fournir des chiffres exclusifs concernant le marché de l'immobilier. Les notaires disposent en effet d'une mine d'informations d'une valeur sans égale sur le marché français, avec notamment plus de 700 000 mutations immobilières transmises chaque année par les offices de province. Ce sont les seules données qui soient incontestables, puisqu'elles sont fondées sur des transactions effectives: les chiffres que nous publions cette année sont ainsi établis sur 600 000 ventes. Ces informations sont collectées de manière quasi systématique: lors de toute signature, les notaires recueillent près de 80 données précises, dont 25% décrivent le bien vendu (maison neuve ou ancienne, appartement, terrain à bâtir...), avec sa surface, le nombre de pièces, le prix de vente réel, etc.

Un traitement statistique permet ensuite de calculer, d'une part, des valeurs moyennes (prix moyen au mètre carré), d'autre part, des indices labélisés par l'Insee. Le notariat a ainsi mis en place deux bases de données immobilières, l'une pour l'Ile-de-France (base Bien), l'autre pour la province (base Perval), dont L'Express a tiré des centaines de chiffres exclusifs (arrêtés au 31 mars 2011), que nous publions, notamment quartier par quartier dans les grandes villes de France. Certaines de ces informations peuvent être consultées sur les sites Notaires.fr ou Immoprix.com.

Une situation explosive qui ne pouvait pas éternellement durer. Contrairement aux Etats-Unis, à l'Irlande ou à l'Espagne (où, il est vrai, l'offre est pléthorique), le marché français n'a pas suffisamment purgé ses excès lors de la crise de 2008. Après un redémarrage trop rapide de l'activité, qui n'a pas permis de régler le problème des prix surévalués, il présente aujourd'hui de vrais signes de fragilité. Au deuxième trimestre 2011, les ventes d'appartements neufs ont ainsi plongé de 17%, après avoir accusé un recul de 21% au premier trimestre. Tandis que le volume des transactions dans l'ancien connaît lui aussi un tassement. "Le grippage est net et brutal depuis le printemps", observe Thomas Laurentin, PDG du site immobilier Drimki.

Le paradoxe, c'est que ce réajustement n'a pas encore été suivi d'une baisse des prix. D'où un début de blocage, avec notamment un rallongement de la durée des transactions. Aujourd'hui, cette situation "creuse les écarts entre les villes privilégiées et les zones économiques moins favorisées, dans lesquelles la baisse a déjà été engagée", souligne une étude des Notaires de France (1).

En cette rentrée agitée, une correction générale des prix -et pas seulement une stabilisation- paraît inéluctable, avec bien sûr, souligne Olivier Bokobza, directeur général délégué de BNP Paribas Immobilier résidentiel, "un réajustement plus ou moins important selon les régions".

Aujourd'hui, c'est net, "le marché contient déjà en lui les prémices de la baisse", observe pour sa part Stéphane Imowicz, le patron d'Ad Valorem. Il suffit juste de vouloir le voir. D'autant qu'à force d'assister à de fortes hausses de prix dans l'ancien (+ 141% entre 1998 et 2010) et dans le neuf (+ 84% pour la même période) et à la remontée des taux, certains ménages commencent à ne plus être capables d'acquérir leur résidence principale.

Les couples modestes chassés des centres-villes

"Les acheteurs ne disposent pas de moyens illimités", martèle Christian Rolloy, PDG de Promogim. "Au-dessus d'un certain budget, ils ne peuvent plus payer. On est en train d'assister à une désolvabilisation lente mais continue de la clientèle", ajoute-t-il. Désormais, les couples modestes et les primo-accédants sont de plus en plus obligés de s'éloigner des centres-villes ou de louer. Century 21 a ainsi calculé qu'en seulement un an l'apport nécessaire pour acheter un appartement, pour un ménage capable de rembourser 1 000 euros par mois, était passé de 22 000 à 49 000 euros, soit 123% de plus! Même le prêt à taux zéro renforcé (PTZ+), très largement utilisé par les ménages aux revenus moyens, ne semble pas suffisant pour s'offrir un logement dans les zones tendues et chères comme l'Ile-de-France.

Atterrissage en douceur ou purge des hausses injustifiées?

Autant dire que pour la hausse des prix, aujourd'hui déconnectés de toute réalité économique, "c'est la fin de l'histoire", pronostique Frédéric Monssu, président du groupe d'agences immobilières Guy Hoquet. Désormais, les vendeurs, rois de l'année 2010, ne sont plus en position de force. "Les acheteurs reprennent la main", estime Stéphane Atlan, directeur des agences Royalimmo de la capitale. Surtout que, même dans le très haut de gamme, "les acquéreurs ne veulent plus accepter de hausses supplémentaires", affirme Charles-Marie Jottras, président de Daniel Féau. Comme toujours, ce sont les biens médiocres qui souffrent en premier. "Toutes les offres abusives, comme ce 1er étage sombre d'un immeuble du XVIIe arrondissement de Paris, affiché à 12 500 euros le mètre carré, ne passent plus", affirme Roger Abecassis, président du groupe Consultants Immobilier. Et les annonces d'appartements avec défauts sont condamnées à traîner en vitrine, puisqu'aujourd'hui "plus personne ne veut prendre de risque", souligne le directeur de l'étude Caraudrey, à Paris. Les vendeurs les plus pressés se voient, eux, contraints à consentir des ristournes. Comme pour ce petit appartement mal conçu du XIème arrondissement de Paris, qui a dû passer de 9300 à 8500 euros le mètre carré pour trouver preneur.

Pour tous les professionnels, l'affaire semble entendue: les volumes et les prix vont certainement baisser dans les mois à venir.

Le même tassement s'observe dans le neuf. "Le marché est en train de se stabiliser", affirme Guy Nafilyan, PDG de Kaufman & Broad. Voire de ralentir. Et ce malgré un manque criant d'appartements, notamment en Ile-de-France. Un signe qui ne trompe pas: les offres commerciales reprennent de plus belle et vont s'intensifier en septembre, avec notamment des logements exonérés de frais de notaires, pris en charge par les promoteurs.

Pour tous les professionnels, l'affaire semble entendue: les volumes et les prix vont certainement baisser dans les mois à venir. Mais bien malin celui qui peut estimer l'ampleur de la correction. Va-t-on assister, une fois de plus, à "un atterrissage en douceur", comme le pense Bernard Cadeau? Dans ce cas, le recul des volumes entraînerait (enfin) une baisse de 5 à 10% des prix, laquelle permettrait de faire revenir les acheteurs et donc de relancer les transactions. Ou alors, morosité économique oblige, la pierre pourrait être contrainte, cette fois-ci, de purger davantage ses hausses injustifiées. Aujourd'hui, ce second scénario semble tout à fait plausible. Car les menaces s'accumulent. D'abord, les aides gouvernementales, qui soutiennent vigoureusement l'immobilier depuis de nombreuses années, sont appelées à fondre: à la recherche d'économies pour réduire le déficit, le gouvernement va être obligé de tailler dans les niches fiscales. En première ligne, le dispositif Scellier, déjà moins intéressant qu'à ses débuts, devrait subir un nouveau coup de rabot en 2012. De quoi décourager encore plus des investisseurs déjà en retrait depuis le début de l'année (le secteur a enregistré une chute de 32% de ses ventes en Scellier au 1er semestre 2011, selon la Fédération des promoteurs immobiliers). Et provoquer, après une fin d'année 2011 boostée par la perspective de l'amenuisement des avantages fiscaux au 1er janvier 2012, une nouvelle crise dans le neuf. Le PTZ+, destiné aux primo-accédants, risque lui aussi d'être remanié. Un coup dur pour les familles modestes, déjà contraintes de se passer du Pass-Foncier, mesure supprimée depuis un an.

Les banques, en mal de fonds propres, pourraient en effet fermer le robinet du crédit.

D'autres incertitudes pèsent également sur le marché. L'évolution des taux d'intérêt, critère essentiel pour la bonne tenue de l'immobilier, devrait être moins favorable. Si les taux, qui ont déjà grimpé de 0,75% cette année -excluant, selon Empruntis, 15% d'acheteurs-, poursuivent leur ascension, le marché pourrait totalement se bloquer. "Il existe encore une capacité d'absorption de 1% supplémentaire. Au-delà, ce sera très compliqué", analyse Olivier Bokobza.

Mais, ce que craignent encore davantage les professionnels, c'est le durcissement -très probable- des conditions d'octroi des prêts, "un vrai sujet de préoccupation", insiste Michel Mouillart. Les banques, en mal de fonds propres, pourraient en effet fermer le robinet du crédit. C'est déjà parfois le cas: certains agents immobiliers ont été récemment confrontés à des refus de dossiers concernant des clients pourtant solvables. Dans ces conditions, le scénario du ralentissement modéré des prix deviendrait totalement obsolète. Et une bulle immobilière, évoquée en mai dernier par le Centre d'analyse stratégique, inquiet des "anticipations à la hausse" du secteur, pourrait alors éclater. Avec à la clef une crise et des prix en chute de 15 à 30%!

C'est dire que "2012 pourrait être l'année de tous les dangers", affirme Michel Mouillart, entre désordres macroéconomiques, difficultés des banques et enfin période électorale, "qui donne toujours lieu à un attentisme de la part des acheteurs", souligne Bernard Cadeau. Certes, un véritable effondrement n'est pas encore certain. L'immobilier répond à un besoin de sécurisation et reste souvent le dernier rempart face à l'adversité. En tout cas, les Français, amoureux de la pierre, veulent continuer à le croire...




Crise financière : le cycle des soixante ans
Par George SOROS*

La crise financière actuelle, provoquée par l’éclatement de la bulle de l’immobilier aux États-Unis, marque la fin d’une époque d’expansion du crédit basée sur le dollar comme monnaie de réserve internationale. Cette tempête financière est bien plus importante qu’aucune autre depuis la Seconde Guerre mondiale.
Pour comprendre ce qui se passe, il nous faut un nouveau paradigme, qui est contenu dans la théorie de la réflexivité que j’ai exposée dans mon livre L’alchimie de la finance il y a 20 ans. Cette théorie démontre que les marchés financiers ne tendent pas à l’équilibre. Une perception biaisée et de fausses idées de la part des acteurs boursiers entraînent une incertitude et une imprévisibilité non seulement des cours des marchés, mais également des fondamentaux que ces cours sont censés représenter. Sans intervention, les marchés ont tendance à osciller entre des extrêmes d’euphorie et de désespoir.
Mais justement du fait de leur instabilité intrinsèque, les marchés financiers sont contrôlés par des autorités chargées de placer des limites à ces extrêmes. Mais ces autorités sont elles-mêmes humaines et donc également sujettes à des perceptions biaisées et à des idées fausses. Et l’interaction entre les marchés financiers et les autorités de régulation financière est elle aussi réflexive.
Les cycles d’expansion et de récession s’articulent en général autour du crédit, et comprennent toujours un biais ou une idée fausse – le plus souvent incarné par l’incapacité à percevoir une connexion réflexive et circulaire entre le crédit et la valeur du nantissement. La récente expansion du marché immobilier américain en est un exemple-type.
Mais la superexpansion des soixante dernières années est un cas plus compliqué. Chaque fois que l’expansion du crédit a été menacée, les autorités financières sont intervenues, en injectant des liquidités et en stimulant l’économie par divers moyens. Leurs interventions ont créé un système d’incitations asymétriques – aussi connu sous le terme d’aléa moral – qui a encouragé une expansion toujours plus grande du crédit. Ce système a connu un tel succès que les gens en sont venus à croire à ce que l’ancien président américain Ronald Reagan appelait « la magie du marché » et ce que personnellement j’appelle l’intégrisme du marché.
Les intégristes pensent que les marchés boursiers tendent à l’équilibre et que le bien commun n’est jamais mieux servi qu’en laissant chacun veiller à son propre intérêt. Ceci est à l’évidence une idée fausse, parce que c’est bien l’intervention des autorités qui a empêché l’effondrement des marchés et non les marchés eux-mêmes. L’intégrisme du marché s’est néanmoins imposé comme l’idéologie dominante dans les années 1980, lorsque les places financières ont commencé à se mondialiser et que les Etats-Unis ont commencé à accuser un déficit de leur compte courant. Depuis 1980, les réglementations ont été progressivement assouplies au point d’avoir pratiquement disparu.
La mondialisation a permis aux États-Unis d’aspirer l’épargne du reste du monde et de consommer plus qu’ils ne produisent, avec un déficit du compte courant atteignant 6,2 pour cent du PIB en 2006. Les marchés boursiers ont encouragé les consommateurs à emprunter en leur présentant des instruments toujours plus sophistiquées et des clauses toujours plus avantageuses. Les autorités se sont fait les complices de ce processus en intervenant chaque fois que le système financier global était menacé.
La superexpansion a échappé à tout contrôle lorsque les nouveaux produits sont devenus tellement compliqués que les autorités n’étaient plus en mesure de calculer les risques encourus et qu’elles ont commencé à s’en remettre aux méthodes de gestion du risque des banques elles-mêmes. Parallèlement, les agences de notation se sont aussi fiées aux informations fournies par les concepteurs des produits financiers. Il s’agit là d’une choquante abdication de responsabilité.
Tout ce qui pouvait mal aller est mal allé. Ce qui a débuté avec la crise des « subprimes » s’est étendu à tous les titres adossés à des créances obligataires, a mis en péril les assurances municipales et de prêt hypothécaire et les compagnies de réassurances, et a menacé de faire effondrer tout le marché des CDS, évalué à plusieurs milliers de milliards de dollars. Les engagements des banques d’investissement dans les acquisitions par emprunt se sont transformés en passif. Les fonds spéculatifs neutres au marché se sont révélés n’être pas neutres du tout et ont dû être liquidés. Le marché des effets de commerce adossés aux actifs s’est trouvé paralysé et les instruments spéciaux d’investissement établis par les banques pour faire disparaître les prêts hypothécaires de leurs bilans ne trouvent plus de financement extérieur.
Le coup final a été porté lorsque les prêts interbancaires, au cœur du système financier, se sont interrompus parce que les banques ont dû revoir la gestion de leurs ressources et ont dû renoncer à faire confiance à leurs homologues. Les Banques centrales ont été amenées à injecter des quantités sans précédent de liquidités et à faire crédit à un nombre sans précédent d’institutions sur tout un éventail d’actions et d’obligations. Toutes ces interactions ont fait de cette crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cette période d’expansion du crédit doit à présent être suivie d’une période de contraction, parce que certains des nouveaux instruments et pratiques de crédit sont douteux et intenables. De plus, la capacité des autorités financières américaines à stimuler l’économie est entravée par la réticence des autres pays à accumuler encore plus de dollars comme monnaie de réserve.
Jusqu’à récemment, les investisseurs espéraient que la Réserve fédérale américaine (la Fed) ferait ce qu’il fallait pour éviter une récession, parce que c’est ce qu’elle a toujours fait. Aujourd’hui, ils doivent admettre que la Fed n’est peut-être plus en mesure d’agir. Avec des prix stables du pétrole, des produits alimentaires et des autres matières premières, et une devise chinoise qui s’apprécie un peu plus vite, la Fed doit maintenant se préoccuper de l’inflation. Si les taux d’intérêt sont abaissés au-delà d’un certain point, le dollar subira à nouveau des pressions et les obligations à long terme auront en fait un meilleur rendement. Il est impossible de définir ce point, mais une fois atteint, la Fed n’aura plus aucun moyen à sa disposition pour stimuler l’économie.
Bien qu’une récession du monde industrialisé soit aujourd’hui plus ou moins inévitable, la Chine, l’Inde et certains pays producteurs de pétrole font l’expérience d’une très forte tendance contraire. Il est donc probable que la crise financière actuelle provoque, au lieu d’une récession globale, un réajustement radical de l’économie mondiale, avec un déclin relatif des États-Unis et l’émergence de la Chine et d’autres pays en développement. Le risque persiste toutefois que les tensions politiques engendrées par la crise, dont le protectionnisme américain, bouleverse l’économie globale et plonge le monde dans une récession – ou pire.

* George Soros est président du Soros Fund Management et de l’Open Society Institute.

©Project Syndicate, 2008. Traduit de l’anglais par Julia Gallin


>> Lire aussi:
le grand krach financier est-il vraiment inéluctable?


L'Edito fondateur

Les Marchés financiers se trouvent de plus en plus au coeur des débats dans notre société ou les valeurs de la globalisation et celles des individus s'opposent le plus souvent.On leur reprocherait d'imposer régulièrement la loi implacable du respect des intérêts de l'actionnaire et de négliger et même mépriser les valeurs et la dignité de l'être humain qui travaille.

Les deux dernières années ont été le théâtre de bien des mutations dans le rapport entre l'actionnariat populaire et les marchés financiers: La montée en puissance d'Internet a permis l'éclosion prolifique des courtiers en ligne et de l'offre télématique des banques traditionnelles.Le nombre de sites de conseils et d'informations boursières n'a cessé de croitre sans compter l'offre en matière de presse spécialisée.

Le compartiment des valeurs technologiques a ainsi progressivement volé la vedette à celui des valeurs dites traditionnelles et l' on se souviendra encore longtemps de la bulle spéculative entre Octobre 1999 et Mars 2000 qui engendra ensuite les déconvenues que l'on sait.Si un Analyste avait prédit une division du Nasdaq par 3 sur 12 mois, qui sait de quels qualificatifs il aurait été traité par ses pairs ou ses clients...

Tous ces éléments doivent nous amener à relativiser ces grands écarts de cours qui ne sont que le reflet du penchant des individus vers l'immaturité et l'exubérance - irrationnelle selon certains - dès lors qu'ils sont en groupe... Nous reprendrons volontiers à notre compte la savoureuse expression selon laquelle la foule n'a pas de cerveau alors que l'individu ne le perd jamais!

Nous faisons partie de ceux qui sont persuadés que l'individu est le mieux armé pour tirer profit de cette exubérance collective qui se traduit par la volatilité croissante des marchés depuis cette période. La maitrise des outils techniques est un moyen pour dompter la nervosité et ne pas se laisser submerger par les avalanches de nouvelles.N'est il pas fréquent de voir une même nouvelle engendrer des mouvements totalements opposés suivant le moment ou elle est diffusée?

Nous vous proposons donc un site original, en priorité orienté sur la méthodologie et la pédagogie. Nous avons également l'ambition de vous démontrer concrètement l'éfficacité de cette démarche en l'appliquant à la réalité quotidienne ou hebdomadaire des marchés. C'est la raison pour laquelle nous n'hésiterons pas à diffuser des analyses et des alertes en adéquation avec nos règles de travail rigoureuses et efficaces.

Sans nous opposer à l'ouverture des marchés boursiers au plus grand nombre, nous sommes persuadés que celle- ci doit garder un rythme régulier et raisonnable, car le rapport avec l'argent doit conserver un caractère bien particulier sans que l'on se laisse entrainer vers des méthodes de supermarchés ou de consommation de masse qui se retournent inévitablement contre ceux qui choisissent cette voie dépourvue de la moindre noblesse...

Enfin, sachez que pour rester rigoureux et hermétique aux nouvelles et rumeurs, nous comptons, durant certaines périodes, réaliser nos analyses à distance respectable des marchés, en prenant du recul en Orient, là ou l'approche du temps et la philosophie ambiante peuvent éviter d'être influencé par un environnement volatile et, ainsi, de mieux coller à nos méthodes et notre discipline de travail.

Cette démarche permettra également d'apporter une contribution, si modeste soit-elle, à la promotion de la place de Paris au Moyen-Orient ou le réflexe de beaucoup d'investisseurs de cette aire est encore trop souvent exclusivement concentré sur Londres et New-York ou Chicago alors que la culture francophone leur est chère comme au Liban et que la Bourse de Paris offre de solides garanties en matière de qualité de services et de maitrise technique internationalement reconnue.

Ainsi Stox-Office. com est-il né en mai 2001, entre Paris et Beyrouth, pour créer une communauté d'investisseurs passionnés mais raisonnables dont l'unique objectif est de prospérer grâce aux mouvements des marchés financiers avec le goût du travail bien fait et mûrement réfléchi.

Partagez donc notre détermination à Apprendre et Agir dans la sérénité quelque soit l'humeur ou les tempêtes, protégés par notre expérience et nos solides fondations... qui s'appuient principalement sur une approche originale d'Analyse Technique.


Jean-Michel DRUART
Fondateur de STOX-OFFICE . com

 


Rappel
" Spécial " Septembre 2001...

La crise mondiale et ses implications sur l'économie et les bourses rappellent qu'opérer en bourse nécéssite de l'expertise.

L'Analyse technique et plus particulièrement ATACTA ont su vous mettre en garde dès le début de l'été 2001 sur le risque majeur de prolongement de la tendance baissière et même de sa probable accélération.

Notre cabinet, en relation avec des banques ou brokers en ligne de toute culture ne vous vend pas du rêve.Il a pour but de vous former pour profiter au mieux de toutes les conjonctures de marchés, fussent-elles extrêmes.

La bourse met à votre disposition des outils et supports pour profiter de la baisse comme de la hausse des marchés

Plus que jamais, notre devise fondatrice "c'est en période de vaches maigres qu'il faut prendre le taureau par les cornes" prend tout son sens. Ce n' est pas l'évolution des marchés entre Septembre 2001 et le Printemps 2003 qui va nous en faire changer!

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Réflexions

Nassim Taleb, le « dissident de Wall Street », explique pourquoi nous sommes abusés par le... hasard

Le Libanais Nassim Taleb s’est taillé une réputation sur les marchés financiers internationaux où il a été surnommé « le dissident de Wall Street » pour l’application au monde de la finance de ses théories sur le risque. L’auteur du best-seller Fooled by Randomness était l’invité d’honneur du 43e congrès de l’ACI inauguré hier à Beyrouth. Mathématicien, essayiste et investisseur, il a tenté d’expliquer à un public de banquiers et d’opérateurs financiers « pourquoi nous sommes abusés par le hasard ». Mobilisant humour, études neurologiques et calculs de probabilité, Nassib Taleb explique que, « en examinant un échantillon de population assez large, il est pratiquement impossible de ne pas y trouver un Warren Buffet », en référence au richissime financier américain. Pour Nassim Taleb, dans des domaines où le hasard est une variable importante — par opposition à certains secteurs d’activité, où le succès dépend très marginalement du hasard, comme pour les dentistes par exemple –, les intervenants sont victimes du « préjugé du survivant ». C’est-à-dire qu’ils ne voient que les gagnants qui, selon lui, sont le produit de la chance plutôt que de leurs talents, oubliant tous ceux qui ont perdu en jouant au même jeu. Les explications du succès sont toujours trouvées a posteriori, souligne-t-il, mais, en fait, le succès est le fruit du hasard dont l’être humain, comme le pigeon (selon une expérience datant de 1948), est incapable d’accepter l’idée. « Si on demande à un ordinateur de composer un livre entier avec des un et des zéros et on demande le même travail à un être humain, la patte de celui-ci est immédiatement reconnaissable », explique Nassim Taleb. De fait, le livre écrit par un humain ne comportera par de schéma répétitif, car « l’esprit humain ne peut imaginer qu’une composition aléatoire n’ait pas l’air aléatoire. Or le vrai hasard produit des schémas répétitifs ». En appliquant cette observation aux marchés financiers, il souligne qu’une « bonne performance n’est pas suivie d’une bonne performance : on ne remarque que le moment où deux bonnes performances se suivent, oubliant les mauvaises qui ont succédé aux bonnes ». Plus un opérateur engrange des succès, plus sa confiance augmente, et plus il est enclin à prendre des risques. Or, à chaque fois, la probabilité d’échec est toujours la même. « Contrairement aux météorologues, les analystes financiers et les économistes pensent qu’ils en savent plus qu’ils n’en savent réellement. Ils ont tendance à sous-estimer largement leur marge d’erreur. Ce qui a conduit un prix Nobel à constater que les gens qui prennent des risques ne le font pas par courage, mais parce qu’ils sous-estiment le risque encouru. » Pourquoi les opérateurs ont-ils tendance à sous-estimer le risque ? Nassim Taleb fait valoir des études neurologiques pour montrer que le cerveau humain n’a pas un fonctionnement homogène. Sa composante cognitive est récente dans l’évolution de l’espèce par rapport à la composante qu’il a en commun avec les animaux. « Le mécanisme par lequel l’homme évite le risque n’a rien de rationnel : nos gènes nous ont programmés pour fuir un tigre, pas pour pratiquer l’introspection » et réfléchir de façon rationnelle. C’est la raison pour laquelle même un mathématicien chevronné est plus enclin à participer à un jeu où il a 75 % de chances de gagner qu’au même jeu où on lui dit qu’il a 25 % de chances de perdre. La partie du cerveau qu’il mobilise pour résoudre ses équations n’est pas la même qu’il utilise dans ses actions quotidiennes. Ainsi, un investisseur qui a l’habitude d’engranger des succès oublie que le risque existe, il est comme un enfant qui ne comprend pas que le feu brûle avant d’avoir expérimenté la douleur de la flamme. « Si, pendant dix années de suite, un investisseur réalise de bonnes performances sur les marchés, cela n’empêche pas que la onzième année, il puisse perdre. Il est impossible de prédire ce qui va se passer la onzième année en se fondant sur les dix précédentes. De même, en langage binaire, un “zéro” peut succéder à une suite de cent “un”, sans que cela n’ôte à la succession préalable de “un” son caractère aléatoire. » Appliquée aux marchés financiers, la théorie de Nassim Taleb l’a conduit à parier sur ce qu’il appelle « les vilains canards », à savoir les événements jugés improbables par la majorité des opérateurs dont il pense qu’ils sous-estiment leur marge d’erreur. À la question de savoir si cette position l’a rendu riche, Nassim Taleb répond qu’il fait «des opérations financières pour m’amuser, par pour l’argent ». Il évite aussi de regarder les accumulations de pertes, car, se sachant humain, il risquerait de ne pas y voir uniquement le fruit du hasard.

Article de Sybille Rizk dans L'Orient-Le Jour
à l'occasion du Congrès Mondial de l'Association des Cambistes Internationaux à Beyrouth en Septembre 2003.









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